La classe Imoca évolue au regard d’une expérience engrangée autour de quinze années de courses au large et des contraintes économiques des entreprises. Nécessité fait loi, il faut également penser au portefeuille non extensible de divers partenaires secoués par la crise. Ces merveilleux 60 pieds ont un coût et certaines entreprises – les PME notamment – naviguent à vue en matière de budget communication.

Luc Talbourdet, le président de l’Imoca garde cette donnée en tête. Et d’ores et déjà, l’association des coureurs d’océans pense à son avenir à l’horizon 2016-2017, en réfléchissant à l’évolution de sa jauge Open. C’est à ce prix que ses skippers haut-de-gamme trouveront sponsors à leurs 60 pieds.

« Une chose est sûre, le coût des bateaux ne doit pas augmenter mais plutôt diminuer », explique le président de cette classe. Si le cap doit être redirigé, c’est surtout en « allant vers plus de fiabilité au niveau des bateaux », ajoute-t-il. L’idée est d’imposer des mâts et des systèmes de quilles qui cassent moins souvent. Plusieurs avantages découleront de cette évolution, selon Luc Talbourdet: « Davantage de 60 pieds termineront leur course, donc les partenaires auront un meilleur retour sur investissement, et enfin, le coût des assurances devrait ainsi baisser. »

L’alternative d’un monotype n’est pas encore clairement évoquée. Sur le sujet, il est nécessaire de laisser le temps de la réflexion aux coureurs et armateurs. Si cette option devait voir le jour, cela ne sera de toute façon pas pour demain.

Pour l’heure, chacun a surtout l’œil rivé sur le Vendée Globe 2012 où six bateaux nouvelle génération, dont Cheminées Poujoulat, seront sur la ligne de départ. « Aux Sables d’Olonne, nous misons sur une vingtaine de skippers au total, ce qui constitue un taux de participation conforme à la moyenne », conclut Luc Talbourdet.