
La course au large en solitaire, ce n’est pas seulement l’affaire d’un skipper et de son bateau. Comme les autres 60 pieds Imoca, Cheminées Poujoulat dispose d’une base technique à terre. Sur le port de commerce de Brest.
Cela a fait l’objet d’une convention signée entre la ville et le team Cheminées Poujoulat. La nouvelle bête de course de Bernard Stamm a, pour écurie, un hangar de 750 m2, situé entre les ports de plaisance du Château et du Moulin blanc. Un chantier nautique que des alpinistes pourraient comparer à camp de base nécessaire à la réussite d’une grande expédition. Il abrite une équipe technique de cinq permanents qui suivent le 60 pieds tout au long de l’année. « Le bateau entre en chantier deux mois par an, à l’automne et en hiver, pour diverses interventions », explique Gautier Levisse, boat captain. Ce local est chauffé pour que le travail de stratification, par exemple, s’effectue à température, sous tente. C’est également ici qu’est stocké le matériel du team et pas seulement les outils. Voiles, électronique, mécanique et autres pièces sont méticuleusement répertoriées dans divers tiroirs et conteneurs bien distincts. Dans le même lieu on hiverne encore les zodiacs et même le semi-remorque du team. « Le camion suit le 60 pieds à la trace dans toute l’Europe, il est une sorte de poste avancé permet aux préparateurs d’intervenir à tout moment. Il se trouve là où le bateau se trouve ». Cette base technique brestoise abrite également cinq bureaux dont une salle de réunion où skipper et l’équipe dessinent sur papier diverses stratégies. Avec des aller-retours permanents entre la théorie et la pratique. Ne l’oublions pas, une victoire en solitaire, c’est aussi le fruit d’un bon travail en équipe à terre étalé sur douze mois de l’année.
