Un chantier tel une ruche

Dans moins de deux mois les avaries subies sur le 60 pieds de Bernard Stamm ne seront plus qu’un mauvais souvenir. Au chantier, tout le monde s’active. Travaux de réparation, travaux d’optimisation : tout est lancé !

Gautier Levisse, boat captain du team Cheminées Poujoulat, orchestre le boulot d’une équipe de dix professionnels (dont cinq intervenants temporaires) au chevet du pur sang. Déjà plus de trace des impacts à l’arrière du bateau « qui avait un peu souffert lors du remorquage », explique le boat captain, entre deux rendez-vous avec les architectes ou les ingénieurs du chantier Décision. Début février, le bordé tribord recevra sa greffe taillée dans le moule du bateau. Parallèlement, on change diverses pièces annexes. Jusqu’aux cale-pieds de la cuisine endommagés quand le bateau se trouvait entre deux eaux. « Le nouveau moteur est arrivé ainsi que les éléments électroniques. Les safrans d’un jour à l’autre ». Travaillant en plusieurs postes, les techniciens revoient encore l’accastillage, rails du bateau endommagés par les voiles entre deux eaux…

Un nouveau roof

Le bateau est en chantier et on en profite aussi pour corriger quelques petites imperfections repérées en course. L’ergonomie du cockpit est revue. De fait, le bateau mouillait beaucoup. « C’est clair, le roof actuel est un peu bas, alors nous allons le rehausser. Une pièce est en chantier à Cherbourg. Cette nouvelle partie du roof sera posée fin février ». Le barreur, Bernard Stamm en l’occurrence, sera mieux protégé et ne s’en plaindra pas. Mi-mars, on jouera du pistolet et on en sera déjà aux travaux de peinture. Mise à l’eau prévue à la fin du même mois et Cheminées Poujoulat peaufinera, pendant une dizaine de jours, ses derniers réglages en rade de Brest. Le bateau rejoindra ensuite Istanbul par la mer pour être au départ du Tour de l’Europe, en mai.